Les constructeurs automobiles chinois accélèrent l’expansion des véhicules électriques et hybrides en Afrique
Ce que cela signifie pour les marques automobiles cherchant à s’imposer et rester pertinentes sur des marchés en transformation
Alors que les constructeurs occidentaux font face à un ralentissement global, les acteurs chinois avancent à grande vitesse — en particulier en Afrique. De BYD à Great Wall Motors, les constructeurs chinois investissent dans des partenariats locaux et des stratégies « hybrid-first » pensées pour répondre aux réalités africaines.
🔹 Les hybrides avant le 100 % électrique
En Afrique du Sud, les ventes de véhicules hybrides ont doublé sur un an, représentant désormais environ 3 % des ventes de voitures neuves. La croissance des véhicules 100 % électriques reste freinée par des infrastructures de recharge limitées — l’hybride apparaît donc comme une solution intermédiaire plus accessible.
🔹Assemblage local et réduction des coûts
Les constructeurs chinois misent sur l’assemblage local pour réduire les coûts et bénéficier d’incitations gouvernementales. Great Wall Motors s’associe à des partenaires en Égypte et au Kenya, tandis que BYD développe ses réseaux de distribution au Nigeria et au Maroc.
🔹Un avantage sur la valeur, le design et la technologie
Les consommateurs africains accordent de plus en plus d’importance à la valeur perçue, au design et aux fonctionnalités technologiques à prix accessible. Les marques chinoises proposent souvent des équipements comparables tout en se positionnant 20 à 30 % en dessous des concurrents européens.
Enseignement clé pour les marques :
Pour rester compétitif sur la mobilité en Afrique, il est indispensable d’intégrer les enjeux de valeur, d’infrastructure et de partenariats locaux. L’hybride est la solution immédiate — l’électrique sera la prochaine étape. Et la concurrence s’intensifie déjà.

